DIRECT MEDIAS

La rubrique de Xav (N°11)

On retrouve Xavier qui continue comme samedi à nous dresser le portrait de jeunes acteurs.

17H05 : Portraits de jeunes acteurs (2)


 
 
Un autre acteur des « Chansons d'amour », le jeune Grégoire Leprince-Ringuet. Il est découvert en 2003 dans le film d'André Téchiné « Les égarés » où il interprétait, âgé de 15 ans seulement, le fils d'Emmanuel Béart. Salué de tous côtés, il est un des rares jeunes acteurs à bénéficier d'une réelle reconnaissance en tant que « valeur sûre ». Il revient en 2006 et 2007 dans deux films présentés au Festival de Cannes : « Selon Charlie » de Nicole Garcia et « Les chansons d'amour » de Christophe Honoré où il pousse la chansonnette, un rôle qui lui vaudra une second nomination aux Césars. Grégoire Leprince-Ringuet est attendu dans de nouveaux films et on ne peut que supposer qu'il réussira à percer dans le métier, lui le jeune homme au visage angélique et à la voix suave, retrouvera notamment Christophe Honoré et Louis Garrel et jouera chez Robert Guédiguian aux côtés de Virginie Ledoyen. 
 
 

 
 
 Tout comme sa collègue Clotilde Hesme, Laurent Stocker est avant tout un homme de théâtre, pensionnaire de la Comédie Française pour être plus exact. Le succès est pour lui immédiat puisqu'il lui a suffit d'un seul film a succès pour se faire un nom au cinéma: « Ensemble, c'est tout » où il campait Philibert, trentenaire bégayant et aussi loufoque que sympathique. Deux nominations au Césars pour le film : deux nominations pour Laurent Stocker et une statuette à la clé ! Alors qu'on l'a récemment vu au théâtre dans la pièce « Juste la fin du monde », il jouera dans le prochain film de Danielle Thompson, réalisatrice à succès de « La Bûche » et « Fauteuils d'orchestre » au côtés de ceux qu'on ne présente plus : Dany Boon, Pierre Arditi, Karin Viard, Patrick Bruel ou encore Marina Foïs qui est actuellement en cours de tournage.

Merci Xavier qui a bien bossé ces derniers jours pour proposer toutes ses chroniques, on le retrouve à partir de ce jeudi tous les jours à 11h00 pour la chronique du festival ou il nous résumera ce qui se passe à cannes et ce pendant une semaine et demi.

1 commentaire - aucun rétrolien

La rubrique de Xav (N°10)

On retrouve Xavier qui nous présente aujourd'hui trois jeunes acteurs.

15H15 : Portraits de jeunes acteurs (1) 

Ils s'appellent Clotilde, Laurent, Déborah, Eva ou Grégoire, ils sont les futurs grands acteurs français, sur les traces des Matthieu Amalric, Audrey Tautou ou même Marion Cotillard, ces jeunes pousses qui ont depuis bien prospéré. Etudions donc les filmographies de ces prodiges en herbe. 
 

 
 
Clotilde Hesme , comme ses sœurs, Elodie et Annelise, vue dans de nombreux films tels qu' « Hors de Prix » ou « Paris »,  se dirige vers la comédie et en premier lieu vers le théâtre. Elle est repérée par Philippe Garrel, un de ses professeurs, qui lui offre le rôle féminin de film « Les amants réguliers » sorti en 2005. Ce n'est pas la consécration mais c'est une première place au soleil pour elle. Puis arrive 2007, année faste pour elle puisqu'elle joue dans « Les chansons d'amour » en compétition à Cannes puis dans « Le fils de l'épicier », boudé par la presse mais acclamé du public. Et elle se fait un nom, on l'admire pour sa fraîcheur, son sourire franc et son naturel. Elle décroche une nomination aux César et elle enchaîne les films, « Les liens du sang » avec Guillaume Canet et elle jouera dans « De la France aux côtés d'Asia Argento et Matthieu Amalric. Elle n'en renie pas le théatre pour autant et était même inscrite aux nominations des derniers Molières pour la pièce « La seconde surprise de l'amour ». Alors que la comédie musicale de Christophe Honoré sort bientôt aux Etats-Unis, souhaitons bon vent à la belle Clotilde, retenez ce nom, Hesme !  
 

 
 
Eva Green est sûrement l'une des actrices françaises les plus « exportables » du moment et pour cause : elle maîtrise à la perfection l'anglais, de par son père suédois et sa mère, la comédienne Marlène Jobert. Elle se fraye un nom dans le monde du théâtre grâce à la pièce « Jalousie en 3 fax » mais migre rapidement vers le cinéma,  devant la caméra de Bernardo Bertolucci aux côtés de Louis Garrel pour « The dreamers », film sans le succès mais avec la critique. Ensuite les français la découvre dans la fresque « Arsène Lupin » aux côtés de Romain Duris et Kristin Scott Thomas avant qu'elle ne parte pour Hollywood où elle tournera chez Ridley Scott dans « Kingdom of Heaven » aux côtés d'Orlando Bloom. L'année suivante, elle s'assure un nom en jouant la beauté froide Vesper Lynd de « Casino Royale », aux côtés du James blond Daniel Craig et décroche le « Orange Rising star Bafta », le « César du meilleur espoir » en Angleterre. Elle ajoute son nom au casting de la trilogie « A la croisée des mondes » où elle campe une sorcière aux côtés de Nicole Kidman et de nouveau avec Daniel Craig. Eva Green apparaît très peu en public mais en 5 films, elle fait là une entrée fracassante dans le monde du cinéma. Alors qu'elle est égérie de Dior et qu'elle joue toujours sur les planches, deux films devraient prochainement débarquer sur les écrans. Souhaitons qu'elle revienne tourner en France, elle ne s'est que trop peu lancée dans le film d'auteur là où pourtant elle aurait parfaitement eu sa place. 
 
 
 
Deux films ont suffit à mettre en lumière Déborah François. Le premier, c'est bien sûr « L'enfant » des frères Dardenne, auréolé d'une Palme d'Or cannoise où elle campe une jeune mère en détresse aux côtés de Jérémie Rénier. Le film est sublimé et l'actrice conquit les cœurs (notons qu'il sera prochainement diffusé sur Arte).  Le second film est également passé à Cannes est un des succès inattendu de 2006 : « La tourneuse de pages » de Denis Dercourt. L'actrice joue une pianiste douée, recalée par une femme froide et cruelle à l'entrée d'une prestigieuse école. Dix ont passés et voilà la jeune femme devenue nourrice dans la maison de cette pianiste qui a détruit son avenir musical, bien déterminée à se venger, elle se fait engager comme tourneuse de pages et entame un long processus de démolition autour de la mélomane... Le film fait 800 000 entrées et le tandem Catherine Frot - Déborah François, femmes glaçantes et excentriques fonctionne à merveille. En 2008, on retrouvé Déborah François pour un rôle encore différent des deux précédents, elle campe Gaêlle, une résistante dans le film « Les femmes de l'ombre » de Jean-Paul Salomé avec Sophie Marceau, Marie Gillain et Julie Depardieu. A quand un nouveau film pour Déborah, telle est la question !
 
La suite lundi avec deux jeunes acteurs: Laurent Stocker et Grégoire Leprince-Ringuet.

Merci Xavier, à lundi !

1 commentaire - aucun rétrolien

La rubrique de Xav (N°9)

On retrouve Xavier qui va nous parler d'un film qui est sorti il y a peu au cinéma, il s'agit de " Cash ".

17H30 : « Ca$h » d'Eric Besnard
 
A vue d'œil, le film n'a rien d'alléchant, le casting n'étant pas pourvu de vedettes est l'histoire ne semblant pas tellement novatrice. Très rapidement, le spectateur est plongé dans une espère de « France d'en haut », un truc à la mode au cinéma en ce moment qui consiste à poser l'action dans des décors somptueux où les personnages sont vêtus de Gucci et où tout semble « Bling Bling ». Bref, on s'installe et on regarde un Jean Dujardin moins « beau parleur » qu'à l'accoutumée, bien qu'il n'ait définitivement renoncé à ses clins d'oeils et autres mimiques dragueuses. L'engrenage est lancé au bout de dix minutes seulement et jusqu'à la fin du film il fau s'accrocher car quoiqu'on en pense, ce film est un véritable sac de nœuds où le spectateur, il faut le dire, y perd parfois son latin. On pourrait croire que Dujardin et Reno tiennent le beau rôle mais le premier ne brille pas par son interprétation et le deuxième n'hérite que d'un second rôle, pathétique en diable, comme si Reno, après tant de péripéties, s'était contenté d'un petit rôle reposant et que finalement, il s'était ramolli entre parties de golf et gala de charités. Non, celle qui a certainement le  rôle le plus intéressant, c'est Valéria Golino, en flic double jeu, qui fait rimer ambition et séduction. Assez naturelle et sans surjouer, elle parvient à dérouter le spectateur et son côté « beauté glacée » ajoute d'autant plus de mystère à ce personnage. A côté d'elle, tapie dans l'ombre, Alice Taglioni, la carpe du film, aucun dialogue intéressant, un personnage trop peu exploité, même Jocelyn Quivrin, son compagnon à la ville, dispose lui d'un rôle plus construit. Le scénario, bien que fortement calqué sur Oceans Eleven, tient la route et à le mérite de divertir. Les dialogues sont parfois mordants,  ce n'est pas valable pour le film entier mais comparé à d'autres nanards aux dialogues déshydratés, c'est quand même pas mal ! La mise en scène et les plans sont une fois encore copiés sur Oceans Eleven et autres films américains mais ce n'est pas pour déplaire, ce n'est pas admirable mais c'est original.  
En résumé, « Ca$h » est un agréable divertissement qui se laisse regarder et conviendrait à merveille pour la case « Dimanche soir sur TF1 ».  Ce n'est sûrement pas une comédie qui restera dans les annales du cinéma français et ce ne serait d'ailleurs pas mérité, étant donné le peu de recherches et de créativité autour du scénario ou de la mise en scène. Mais les acteurs sont pour la plupart bons, Golino et Berléand en tête mais pique rageuse pour Reno, et le spectateur ne restera pas sur sa fin et n'aura pas eu le temps de regarder sa montre !  

Merci Xavier, à dimanche pour une autre chronique !

aucun commentaire - aucun rétrolien

La rubrique de Xav (N°8)

17H50 : « André Dussollier »
 
André Dussollier est assurément un des acteurs les plus prolifiques du cinéma français mais aussi un des plus éclectiques, un sorte de dandy valsant entr rire, larmes et frisson. On ne compte plus les films de ce jeune homme de 62 tant ils sont nombreux et célèbres : « La gifle », « Trois hommes et un couffin », « Les enfants du marais », « Tanguy », « Effroyables jardins » ou plus récemment « Ne le dis à personne » ou « La vérité ou presque ». Il n'est donc pas étonnant de le voir couronnée de trois César, celui du meilleur acteur en 1998 pour « On connaît la chanson » d'Alain Resnais, son cinéaste fétiche où il tournait avec ses éternels complices Sabine Azéma et Pierre Arditi, mais également 2 César du Meilleur second rôle, l'un pour « Un cœur en hiver » de Claude Sautet et l'autre pour « La chambre des officiers » de François Dupeyron en 2002. Dussollier est un acteur polyvalent, un amoureux du théâtre, de la radio mais égelement de télévision, il a tourné quelques téléfilms notamment « Suzie Berton » où il était confronté à une Line Renaud soupçonnée d'avoir tué son amant. Il est probablement l'un des acteurs préféré des français pour son côté exalté, ses prestations hilarantes dans le registre comique et son aise sur les plateaux télés où, toujours avec retenus, il parle avec passion et simplicité de son métier, de la vie même. Il jouera prochainement dans le nouveau film d'Alain Resnais, retrouvera Catherine Frot alias « Prudence et Belisaire Beresford » dans une nouvelle enquête adaptée des romans d'Agatha Christie et campera même le dictateur Staline dans « Je ne suis que Joseph Staline » de Marc Dugain.  
 
En attendant, voici la bande-annonce du premier film de Claus Drexel, « Affaire de famille » qui sortira le 4 juin prochain, où André Dussollier jouera aux côtés de Miou-Miou et Eric Caravaca un père de famille sans histoires, apparament ... 
 

Merci Xavier, à bientôt !

aucun commentaire - aucun rétrolien

La rubrique de Xav (N°7)

C'est moins souvent que l'on retrouve notre mister ciné xavier trés occupé mais il a accepté ce 1er mai de nous proposer une chronique sur Agatha Christie.

18H25 : « Agatha Christie au cinéma »

A l'occasion de la sortie du film « Le Grand alibi » de Pascal Bonitzer, sorti le 30 avril sur les écrans, j'ai choisi de m'intéresser aux différentes adaptations des romans de « La reine du crime », j'ai nommé Agatha Christie. On en compte environ une dizaine, mais certaines beaucoup plus réussie que d'autres. La première fut « Dix petits nègres » portée à l'écran par rené Clair. Les décors collent à la perfection avec ceux du roman, l'action est respectée à ceci près que la fin est détournée en quelque chose de plus lyrique mais le film est cruellement plat, les personnages semblent vides et bien que ce soit un défaut de chez miss Christie, le réalisateur aurait pu explorer ceci à sa manière. Mais aux dires de certains, la version avec Charles Aznavour est pire...  
Ensuite est sorti le film « Le crime de l'Orient-Express » en 1974 où le célèbre détective Hercule Poirot était campé par le non moins célèbre Albert Finney. Cette fois-ci, le film colle vraiment au roman initial, à quelques détails près et les acteurs sont excellents, Ingrid Bergman recevra même l'Oscar du Meilleur second rôle pour ce film. Tout reste étriqué, flou jusqu'au derniers instants du film, un vrai Agatha Christie en somme. Mais l'on peut reprocher à Albert Finney de ne pas avoir montré tout le subtil, toute la fantaisie du personnage qui l'incarne, même s'il est vrai que « Le crime de l'Orient-Express » n'est franchement pas l'ouvrage où la personnalité d'Hercule Poirot est la  mieux mise en valeur.
C'est Peter Ustinov qui prendra le relais par la suite pour trois adaptations dont deux avec Jane Birkin, la plus fameuse restant « Mort sur le Nil ». Et là, c'est tout le génie de l'écrivain anglais qui est exploité, cette force qu'elle a de semer le trouble chez la bourgeoisie anglaise et de tout envoyer valser. Poirot est identique aux bouquins, aussi farfelu qu'ingénu et les soupçonnés sont détestables, menteurs, trop bien intentionnés et parfois gentils.  
Parallèlement à ces films, David Suchet joue pour l'écran le détective à la moustache dans une série qui est un franc succès mondial et qui devrait arrêter définitivement sa production dans peu de temps, tout y est à chaque fois impeccable, un véritable travail d'orfèvre et au final, et pour une fois, une transposition impeccable du livre au film, les puritains seront enchantés et pour une fois, on ne tirera pas sur le petit écran ! Miss Marple, autre héroïne de Christie a bien entendu eu droit à sa série mais le succès a été nettement moindre.
Enfin, les frenchies se sont tentés à l'adaptations de romans et c'est Pascal Thomas qui s'est vu couronnés de lauriers après le succès de « Mon petit doigt m'a dit », porté à l'écran par les drolissimes Catherine Frot et André Dussollier : certes, le livre a été modifié quelques peu à la sauce française mais on retrouve tout le charme désuet des anglais et leur sens de l'humour, so chic, so class. Suivront « L'heure zéro » avec Danielle Darrieux, Laura Smet ou encore François Morel ainsi que « Le crime est notre affaire » avec le tandem Frot-Dussollier qui est actuellement en cours de tournage.  
Souhaitons que le petit dernier, « Le grand alibi », adaptation du « Vallon », ressemble à « ces petits crimes confinés de la bourgeoisie », le casting est en tous cas plus qu'alléchant, en témoignent les seuls noms de Lambert Wilson, Miou-Miou, Pierre Arditi et Valeria Bruni-Tedeschi. L'historie pourrait se résumer ainsi : un homme à femmes est assassiné chez le sénateur Henri Pagès, sa femme est la coupable idéale, retrouvée auprès du cadavre, un revolver à la main... 
 

Merci Xavier, à jeudi prochain pour une chronique consacré à André Dussolier.

6 commentaires - aucun rétrolien