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La chronique du festival (12)

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On retrouve Xavier qui nous parle de ce qui s'est passé il y a seulement quelques minutes à cannes pour la cloture.

20H29 : Cannes - La palme d'or

http://www.canoe.com/divertissement/cinema/nouvelles/2008/05/25/cante2t.jpg

La France brille de mille feux ce soir avec la superbe Palme d'Or decernée à l'unanimité à Laurent Cantet pour son film "Entre les murs", ou l'histoire d'un classe et d'un prof en collège ZEP ! Longuement ovationné, le film a même arraché quelques larmes à Sean Penn, président du jury.  
 
En outre, c'est Benicio Del Toro qui arrache le prix d'interprétation masculine pour le "Che, une fois encore longuement ovationné et chez la dame, une surprise: l'actrice Sandra Corveloni pour le film "Linha de Passe" de Walter Salles et Daniele Thomas alors que Arta Dobroshi et Martina Gusman étaient favorites, précisons que l'actrice était déjà rentré au Brésil.  
 
Deux prix spéciaux ont été attribué: le premier à Catherine Deneuve pour "Un conte de Noël" et le second pour Clint Eastwood et son film "L'échange", deux monstres du cinéma internationnal, le jury ne s'est là pas trompé .
 
Le Grand Prix est revenu à "Gomorra" de Matteo Garrone, un film engagé sur la Mafia napolitaine, ce n'est qu'une demi-surprise, ean Penn a été fidèle a ses voeux.
 
Un deuxième film italien a été honoré, il s'agit de "Il Divo" de Paolo Sorrentino, traitant de la vie d'un chef controversé de la politique italienne, le film a reçu le Prix du Jury.
 
Enfin, le Prix du Scénario est revenu aux frères Dardenne pour "Le Silence de Lorna", deux habitués de Cannes mais qui pour une fois repartiront sans la Palme et le Prix de la Mise en Scène est allé au turc Nuri Bilge Ceylan pour "Les trois singes"
 
Notons l'absence au palmarès du dessin animé très attendu "Valse avec Bashir", que tout les critiques voyaient déjà palmé, c'est une grosse surprise et la venur d'Ari Folman lors de la cérémonie de clotûre aurait laisser présagé qu'il recevrait un prix, Cannes, c'est avant tout de grosses surprises comme celle-ci !  
 
Ajoutons enfin que la Caméra d'Or est allé à Hunger de Steeve MacQueen, film choc traitant de la fin de vie de Bobby Sands et de ses camarades, membres de l'IRA Irlandaise en 1981.
 
Parmi les remettantS, on a pu voir Milla Jovovich, Jean Reno, Fatih Akin, Valérie Lemercier, Dennis Hopper ou encore Robert de Niro qui a décerné la Palme d'Or. 
 

Merci Xavier, à dimanche pour le retour des rubriques ciné hebdomadaire !

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La chronique du festival (11)

On retrouve Xavier qui nous raconte en quelques ligne ce qui s'est passé au festival de cannes ce samedi.

11H30 : Cannes - Résumé 24/05/08

Dernière chronique d’avant palmarès ! Hier et avant-hier, trois films étaient présentés en Selection Officielle.
Le premier, c’est « My Magic », d’Eric Khoo, ou l’histoire d’un homme en pleine crise conjugale qui pour redonner le sourire à son fils va renouer avec son ancien métier : magicien. Vous ne trouverez pas ici un chef d’œuvre mais plutôt un agréable compte et une belle fable sociale, les acteurs semblent à l’aise dans leurs personnages mais le film souffre parfois de quelques longueurs.
 
Hier, le dernier film français de la compétition entrait sur le ring : « Entre les murs » de Laurent Cantet. Adapté du livre de François Bégaudeau, prof de collège ZEP mais aussi acteur et personnage principal, le film relate la vie d’une classe de banlieue, ses émois et ses moments durs, entre fiction et documentaire. Et c’est une réussite pour ce réalisateur peu connu du grand public : le film a été longuement applaudi lors de sa projection et on se bataille déjà sur le Marché du Film pour sa distribution. Voilà un deuxième film français qui peut prétendre à la Palme et voila tout simplement un film français tel que l’on sait les produire. Sans chichis et loin des paillettes, ce film est avant tout un portrait de la France, il évoque l’intégration, la place de l’enfant dans l’éducation et remue les récentes affaires de profs frappés et frappeurs ainsi que de nombreux préjugés.  
 
Enfin Wim Wenders présentait son dernier film samedi, « Palermo Shooting » avec notamment Dennis Hopper et Giovanna Mezzogiorno, évoquant le mal-être d’un photographe célèbre décidant un jour de tout abandonner et de partir pour la Sicile où il fera la rencontre d’une jeune femme qui bousculera sa vie. Bousculé, c’est un peu l’accueil qu’a reçu Wenders, réalisateur du Palmé « Paris, Texas ». Le film est certes esthétiquement beau et bien filmé mais le réalisateur « tourne en rond » et « se regarde filmer », comme pas assez inspiré, il n’avait cependant pas renoncé à prendre sa caméra et de partir à l’aventure. Une déception donc mais attention, le jury n’en tiendra peut-être pas rigueur …
 
On a pu voir monter les marches Milla Jovovich, Ariane Ascaride, Marina Hands, et deux Dany : messieurs Bonn et Brillant !  
 
A ce soir pour une dernière spéciale… Palmarès of course !

Merci Xavier, à ce soir !

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La chronique du festival (10)

On retrouve Xavier qui va nous raconter en bref ce qui s'est passé au festival de cannes hier.

11H00 : Cannes - Résumé 23/05/08

http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/66/41/94/2305_8_beart_xl.jpg 
 
Aujourd'hui, trois films vus en avance rapide ! Un seul peut se démarquer du lot, il s’agit d’ « Adoration » d’Atom Egoyan, film traitant de la « Virtual Life » sur Internet chez les adolescents, un film relativement bien accueilli et un sujet tout à fait intéressant et dans un même temps effrayant, qui pose de nombreuses questions sur le monde clos de demain.  
 
Etait présenté hier « Il divo » de Paolo Sorrentino, un film sur Giuolio Andreotti, un pillier de la politique italienne, un personnage à la fois fascinant et sombre. Relativement bien filmé, le film n’est pas forcément accessible et pour cause : c’est un film italien, le personnage ne passionnera pas forcément voire pas du tout le public français !  
 
Enfin on a pu voir « Synecdoche, New York » de Charlie Koffman avec Philip Seymour Hoffman, Samantha Morton et Michelle Williams. L’histoire d’un dramaturge angoissé et perturbé pour monter une pièce de théâtre. Un film « ordinaire », ni acclamé ni rejeté, peu de chance qu’il figure au palmarès.  
 
Sur le tapis rouge on a pu voir Emmanuelle Béart, Sandrine Bonnaire, Abel Ferrara, Valérie Lemercier, Vanessa Hessler ou encore  Noémie Lenoir.

Merci Xavier, à demain pour deux rendez vous, la chronique le matin et une rubrique quasi en direct certainement vers 20h pour la palme d'or.

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La chronique du festival (9)

On retrouve Xavier qui nous raconte en quelques lignes ce qui s'est passé hier au festival de cannes.

11H00 : Cannes - Résumé 22/05/08

http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/66/41/94/2205_2_che_xl.jpg

Cannes a fait dans la longueur hier avec le biopic très attendu de Steven Soderbergh sur le « Che ». 4H30 de film et au film, un public un peu dérouté. Car certes, Benicio Del Toro est au poil, certes c’est rudement bien film mais le film est atrocement trop long et parfois vide, le réalisateur a annoncé que le film serait scindé en deux parties et certains ont du crier au soulagement ! Cela dit, le film est bon, fidèle à l’histoire du plus célèbres des cubains, et certaines scènes sont remarquables. Mais le film n’apparaît pourtant pas comme potentiel « palmable ».
 
Un film qui a véritablement divisé l’asistance hier, c’est le second film français en compétition, « La frontière de l’aube » réalisé par Philippe Garrel. Une jeune actrice, jouée par Laura Smet, es tdélaissée par son mari, sombre peu à peu vers la dépression avant de croiser le chemin d’un photographe qui deviendra son amant, Louis Garrel dans le film, fils de. Certains journalistes sont sortis de la salle en sifflant le film, d’autres sont restés la gorge nouée dans la salle et d’autres encoré ont pouffés devant le film, la projection fût donc quelque peu mouvementée ! Il faut dire que le cinéma de Garrel est très spécifique, très peaufiné et des dialogues vraiment difficiles, de longs silences, c’est très contemplatif, des films en noir et blancs… Le réalisateur a un univers vraiment déconcertant mais à le mérite de posséder SA façon de filmer, certaines réactions paraissent excessives et manquent de respect pour un homme qui n’en est pas à sa première œuvre.
 
Enfin hier était organisé un gala de l’AMFAR par Sharon Stone visant à récolter des fonds pour la recherche contre le SIDA, Madonna a mis en vente un sac à main Chanel griffé de 300 diamants, Diane Kruger a vendu un dîner en sa compagnie, Sharon Stone sa voiture de sport et pleins d’autres robes et cadeaux en tous genres se négociaient à prix d’or mais pour la bonne cause. Sur la tapis on a pu voir Michèle Laroque, Mary J Blidge, Dita Von Teese, Antoine de Caunes, Amira Casar ou encore Michelle Yeoh.
 
Rendez-vous demain, pour de nouveaux film à découvrir !

Merci Xavier, à demain !

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La chronique du festival (8)

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On retrouve Xavier qui nous parle de ce qui s'est passé hier au festival de cannes.

11H29 : Cannes - Résumé 21/05/05

http://afp.google.com/media/ALeqM5g47hR4wgr9NjwXwmodDW712mS7XA?size=m

Encore une journée chargée sur la Croisette hier avec la sortie de plusieurs films dont 3 en Selection officielle.  
Le premier s’intitule « Delta » et est réalisé par Kornel Mudruczo. Très rapidement, un frère découvre sa sœur qu’il n’a jamais vu lors de l’enterrement de son père et se noue une relation amoureuse entre les deux et rapidement, ils vont décider de venger la mort de leur père… Le film n’a pas bénéficié de l’accueil escompté et jugé « trop alambiqué » et « plombé », on peut affirmer sans trop se tromper que la Palme d’Or serait au mieux une véritable surprise, au pire une immense frustration pour la critique cannoise.
 
Un autre film a été présenté hier, il s’agit de « Che », une fresque gigantesque de 4h30 sur la vie de Che Guevarra interprété par Benicio Del Torro et réalisée par Steven Soderbergh. L’acteur par quesi-favori pour le Prix d’interprétation masculine car il est du moins physiquement Che Guevarra et une prestation de 4H30 est véritablement un défi de taille pour un acteur. N’ayant pas attendu la fin de la projection et les avis, je vous en dirais davantage sur ce film demain.
 
Le troisième film d’hier, c’est « La femme sans tête » de Lucrecia Martel. Le film a plutôt bien été accueilli mais rien de follement extraordinaire. « La femme sans tête », c’est l’histoire de Veronica, une jeune femme qui sombre dans la folie et l’angoisse après avoir renversé un piéton au volant de sa voiture. Un film « bien filmé », peut-être même « trop polissé », comem un air de « déjà vu »  et « à fait mieux ».
 
Si l’on résume rapidement les favoris pour la Palme, un seul selon la presse a LA place du favori, il s’agit du dessin animé « Valse avec Bashir » d’Ari Folman, suivi de près par « Leonera », « Gomorra », « Le silence de Lorna » ou encore « 24 city ». Mais comme tout le monde le sait, à Cannes, la loi du pronostic n’est parfois pas la bonne !  
 
Enfin, un documentaire était présenté hier, il s’agit de « I am because  we are », traitant du SIDA au Malawi. Madonna, qui a adopté un enfant dans ce pays au 1 million de séropositifs prête sa voix à la narration et a monté les marches avec l’équipe du film, épaulée de Sharon Stone parmi d’autres.
 
Notons enfin la montée des marches de l’équipe de « Bienvenue chez les Chtis », emmenés par Dany Boon, qui fêtaient les 20 millions d’entrées du film. Comme quoi à Cannes, tout est possible !

Merci Xavier, à demain !

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La chronique du festival (7) |

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On retrouve Xavier toujours au rendez vous pour nous parler du festival du festival, il donne de son temps pour préparer ça tous les jours et je l'en remercie.

12H18 : Cannes - Résumé 20/05/08

Hier, le vétéran Clint a fait son retour sur la Croisette et a une nouvelle fois brillé de mille feux. En effet, l’acteur réalisateur américain âgé de 77 ans a présenté « L’échange », un film se déroulant dans les années 1920 où Christine Collins, campée par Angelina Jolie, perd son fils puis le retrouve, avant de découvrir que le garçonnet n’est pas le sien et qu’on lui ment. Elle se lance alors dans une quête qui la plongera jusqu’au devant la justice, dans les bas fond du machisme, elle lutera corps et âme pour percer le mystère autour de cette disparition. Le film, adapté d’une histoire vraie, a été chaleureusement applaudi et beaucoup parle d’une grande fresque éblouissante, d’un scénario sans faille et du « meilleur rôle qu’ait pu avoir Angelina Jolie ».  Encore une fois, on peut parler de favori mais il faut évidemment laisser « a décanter », les critiques auront peut-être un avis plus apaisé sur le palmarès d’ici samedi, n’oublions pas qu’à Cannes règne une perpétuelle effervescence et que chacun aime surenchérir au pronostic du précédent. Ont montés les marches : Brad Pitt, Kristin Scott Thomas, Julie Gayet et bien d’autres …
 
 
Le second film présenté hier était « Two lovers » de James Gray, avec Joaquin Phoenix dont le cœur vacille entre deux femmes dont l’une est interprétée par la sublime Gwyneth Paltrow. Jeu de regards et de séduction, « Two lovers » est une comédie romantique par moments tragique, ce qui a surpris d’ailleurs certains, la comédie sentimentale pouvant surprendre parmi la séléction de films engagé, sociaux ou politiques. Au final, James Gray ne récolte pas une couronne de lauriers, il semble avoir pris une gentille pause après le « remué » « La nuit nous appartient » mais les fans du genre devraient apprécier. Mais il est peu probable que ce film figure au palmarès, ce serait même une surprise dans le cas contraire.
 
Ajoutons qu’hier était présenté un documentaire du serbe deux fois Palmé Emir Kusturica, « Maradona », sur la légende du football connu et reconnu à travers le monde pour son prodigieux talent sur le terrain et ses déboires avec la drogue en dehors du stade. Le film était présenté hier soir Hors Compétition, Maradona était présent lors de la projection.

Merci Xavier, à demain !

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La chronique du festival (6)

On retrouve Xavier qui nous parle de ce qui s'est passé hier au festival de Cannes.

11H00 : Cannes - Résumé 19/05/08

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Une belle journée hier puisque deux cinéastes, où plutôt trois, faisaient leurs retour sur la Croisette, trois cinéastes qui ont gagné en renommée grâce à Cannes. Les deux premiers, ce sont bien sûr les frères Dardenne, Jean-Pierre et Luc de leurs prénoms, qui reviennent après « Rosetta » et « L’enfant » pour briguer une troisième Palme d’Or qui seraient un record dans l’histoire du festival ! Ils ont donc présentés « Le silence de Lorna », l’histoire d’une jeune femme albanaise qui émigre en Belgique grâce à un mariage blanc avec Claudy, un junkie qui essaie d’en finir avec la drogue. Lorna est interprêtée par la jeune première Arta Dobroshi tandis que Claudy et joué par un habitué des Dardenne, Jérémie Rénier, étoile montante du cinéma franco-belge. Le film a reçu un accueil assez mitigé, ce qui est surprenant pour un Dardenne et alors que certains clament en faveur d’un « formidable récit social », d’autres critiquent un « scénario pas toujours crédible » et du « Dardenne vu et revu ». Cela étant, les deux frères apparaissent déjà comme favori et remonteront sûrement le tapis samedi prochain… Sur le tapis, un chanteur sur le retour a déchaîné les foules, un certain Gilles Gabriel, curieux sosie d’Alain Chabat qui a lancé à la foule en délire des exemplaires de son single « Flou de toi », le public hilare a apprécié.

Aussi, un hommage a été rendu au réalisateur Manoel de Oliveira, qui a entres autres réalisé "Belle de jour" avec Catherine deneuve et Michel Piccoli, tous deux présents avec Clint Eastwood. Le cinéaste s'est vu remettre par Sean Penn une Palme d'Or spéciale pour l'ensemble de sa carrière et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à presque 100 ans, le  monsieur est un jeune homme qui s'est offert le luxe de danser devant les photographes lors du photocall. Chapeau l'artiste !  

Le deuxième film présenté hier était « Two lovers » de James Gray, le réalisateur de « La nuit nous appartient », salué de tous côtés l’an passé à Cannes et à la surprise générale, absent du palmarès. Comme son nom l’indique, le film est une comédie romantique ayant pour acteurs principaux le beau Joaquin Phoenix et la somptueuse Gwyneth Paltrow sur le retour. C’est hélas tout ce que je peux vous révéler sur ce film qui, à l’heure où j’écris, est en pleine projection.

Et pour revenir sur « Serbis » projeté hier, le film a effectivement séduit par la singularité de son sujet et par le brio des comédiens, est-ce là une percée pour le cinéma philippin ?
 
Rendez-vous demain, même heure, même endroit !  

Merci Xavier, à demain !

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La chronique du festival (5)

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On retrouve Xavier qui comme tous les matins nous parle du festival de cannes.

11H28 : Cannes - Résumé 18/05/08

http://www.parismatch.com/var/parismatch/storage/images/dans-l-oeil-de-match/reportages/cannes-indiana-jones-suscite-l-indifference/329516-1-fre-FR/cannes_indiana_jones_suscite_l_indifference_photo_du_jour_grand.jpg

Vous l’avez sûrement entendu, hier était présenté à Cannes « Indy 4 » éclipsant totalement les deux films en compétition. Traitons donc du block-buster qui a fait la gloire d’Harrison Ford.

A 65 ans, l’acteur reprend fouet et chapeau à part à la recherche d’un crâne de Cristal avec Mutt, celui qui est probablement son fils, joué par Shia LaBoeuf. Cette fois, ce ne sont pas les Nazis qu’Indiana a à ses trousses mais des russes, en pleine Guerre Froide, menés par la divine mais terrible Irina Spalko alias Cate Blanchett. On a pu voir sur le tapis tous les acteurs du film ainsi que le réalisateur du film Steven Spielberg et de nombreuses stars tels que Vincent Cassel, Salma Hayek ou Michael Moore. Le film regorge de secrets et surprises en tous genres promet Spielberg. La critique n’a pas démoli le film comme pour la sortie d’un autre block-buster, « The Da Vinci Code » qui avait reçu une véritable volée de bois vert mais le moins qu’on puisse dire, c’est que ce quatrième volet ne fait pas l’unanimité et n’a récolté que de simples applaudissements en fin de projection. Un peu creux par endroits, une intrigue trop alambiquée, et même si Harrison Ford assure encore, le trop plein de référence aux précédents épisodes à peut-être étouffé toute originalité, tout renouveau qu’espéraient critiques et spectateurs. Le film est finalement adressé aux grands enfants et fera malgré tout la joie des fans de la série.

A présent, un film qui a sûrement dû intéresser le président Penn, puisque c’est le premier véritable film politique de cette 61è Sélection, je veux parler de « Gomorra » de l’italien Matteo Garrone. Le film évoque la place de la Mafia dans la société, d’après un récit du journaliste Roberto Saviano. Le film a reçu de bons échos et fait figure d’outsider, une place au palmarès est tout a fait envisageable s’il ne brigue pas la Palme.

Le second film en lice était « Serbis » du philippin Brillante Mendoza, évoquant la prostitution dans un vieux cinéma érotique mais hélas, je n’ai pas vraiment d’échos à propos de ce film, si ce n’est qu’il est plutôt bon mais pas forcément parmi les gagnants.
 
Rendez-vous demain pour de nouveaux films et de nouvelles aventures !

Merci Xavier, à demain !

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La chronique du festival (4)

On retrouve Xavier qui nous raconte ce qui s'est passé au festival de cannes hier.

11H20 : Cannes - Résumé 17/05/08

http://www.eitb24.com/archivos/imagenes/eitb24/cultura/2008/05/17/La-actriz-Penelope-Cruz-posa-con-el-director-Woody-2008051719122618hg2.jpg
 
Hier, Cannes a porté les couleurs du Brésil et deux la Chine avec les deux nouveaux films en compétition. Le premier, c’est « Linha de passe » de Walter Salles, réalisateur des fameux « Carnets de voyage » sur Che Guevara avec Gaël Garcia Bernal. Et voici encore un film qui traite de la famille, une fratrie dans les quartiers pauvres de Sao Paulo, après les deux présentés hier. A l’arrivée, un film salué mais pas acclamé, disons plutôt une confirmation pour Salles mais pas un nouveau coup de maître.

Le second film présenté hier était « 24 city » de Jia Zhangke, film de circonstances puisqu’il à été tourné dans la province du Sichuan où a eu lieu un violent tremblement de terre tuant au moins 50 000 personnes, une minute de silence a par ailleurs été observée après la projection du film. « 24 City », c’est donc l’histoire d’une usine rasée pour bâtir un complexe luxueux hôtelier, les personnages s’en croisent et s’entrecroisent pour parler de la Chine d’hier et celle d’aujourd’hui. L’accueil a été bon et laisse à penser que le public appréciera de voir la Chine par la caméra d’un chinois car il faut le dire, la Chine, ce n’est pas qu’une question de Droits de l’Homme ou de pillage du Tibet.
Et l’évènement de la journée, incontestablement, fût le retour de Woody Allen à Cannes pour la projection de son nouveau film « Vicky Cristina Barcelona » avec Scarlett Johansson, Rebecca Hall, Javier Bardem et Penelope Cruz, les deux dernières étant les deux seules actrices présentes pour monter les marches. L’action se passe à Barcelone, Vicky et Cristina alias mesdames Hall et Johansson sont séduites par le bellâtre Juan Antonio – Bardem. Mais cela attisera très vite la jalousie de la belle Maria Elena, jouée par la sublime Penelope Cruz et un vrai marivaudage va s’en suivre… Le film est franchement drôle, un vrai Allen depuis l’échec du « Rêve de Cassandre » et le succès modéré de « Scoop », le film est mordant et Penelope Cruz est drôlissime. La date de sortie française n’est pas encore définitive mais on peut parier que Woody Allen bénéficiera d’un bon bouche-à-oreille si le film emballe le public.

Rendez-vous demain pour l’avant-première mondiale d’Indiana Jones et le Crâne de Cristal avec, of course, Steven Spielberg, Harrison Ford, Cate Blanchett et Shia LaBoeuf !

Merci Xavier, à demain !

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La chronique du festival (3)

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On retrouve Xavier qui en ce moment se régale en regardant tous les jours ce qui se passe du côté du festival de cannes 2008, voici son résumé quotidien.

11H19 : Cannes - Résumé 16/05/08

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Deux films étaient présentés en sélection officielle hier. Le premier, c’est « Les trois singes » de Nuri Bilge Ceylan, le réalisateur turc d’un précédent petit film au bon bouche oreille : « Les climats ». En référence aux trois singes de la sagesse (ne rien dire, rien faire et rien entendre), une famille part à la dérive lorsque le père de famille, chauffeur, accepte de partir en prison à la place de son patron, un homme politique ayant écrasé un piéton, contre une somme d’argent conséquente. Le canevas se tisse davantage lorsque le politicien entretient une liaison avec la femme du chauffeur alors que ce dernier est en prison. Film grave à l’esthétisme soigné, « Les trois singes » a divisé la critique. Certains on souligné la beauté de l’histoire basée sur la fable, alors que d’autres ont signalé de nombreuses lourdeurs et une véritable déception de la part de Ceylan.

Cocorico, l’autre film présenté hier est français, il s’agit d’un « Conte de Noël » d’Arnaud Desplechin. Et on peut le dire, la France à cette année un véritable favori pour la Palme ! Encore une histoire de famille mais celle-ci bien différente. Une femme, Junon, jouée par Catherine Deneuve, est atteinte d’un cancer. Seul un de ses enfants pourra la sauver mais reste à déterminer lequel est compatible et pour cela, il faudra tous les réunir, eux, les membres de cette famille disloquée et parsemée entre Matthieu Amalric, Anne Consigny ou Melvil Poupaud. Ajoutons à cela quelques noms tels qu’Emmanuelle Devos, Chiara Mastroianni ou Hippolyte Girardot et vont obtiendrez un casting de rêve, la crème du cinéma français. Les critiques, français comme étrangers n’ont se sont montrés enthousiastes concernant cette chronique d’un retour à la famille, tellement simple qu’on en oublie tout le prestige de la distribution. Simple mais beau, simple mais parfait, les comédiens acclamés de tous bords, le scénario complimenté, un accueil quasi sans fautes pour Desplechin. Le jury sera-t-il en accord avec la critique ? Rien n’est moins sûr …

Notons enfin la présentation du film « C’est dur d’être aimé par des cons », un documentaire sur l’affaire des caricatures de Mahomet et d’un documentaire sur le boxeur Mike Tyson qui est par ailleurs monté sur le Red Carpet aujourd’hui. Je vous donne rendez-vous demain pour un évènement mondial : l’avant-première de "Vicky Cristina Barcelona" avec sur le tapis : Woody Allen, Scarlett Johannson, Penelope Cruz ou encore Javier Bardem.

Merci Xavier, à demain !

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